Mon année aux États-Unis – séjour linguistique

Mon année aux États-Unis – séjour linguistique

Carole Baumgartner, 23. septembre 2012

16 ans et le rêve américain plein la tête. C’était il y a un certain nombre d’années mais c’est comme si c’était hier.

Rendez-vous à l’aéroport de Zurich avec une trentaine d’autres adolescents prêts à l’aventure américaine… Récupération d’une trentaine d’autres étudiants à Francfort et envol jusqu’à la Grand Pomme.

Le grand départ

Le grand départ

La langue américaine

À l’aéroport, attente des autres étudiants et des bus… «Where are ze toilets plize?» …. «eh? what are your saying young lady ?? oh restroom… blablabla…» première approche un peu terrifiante de la langue américaine… La prof disait que j’étais douée en anglais, c’est dire qu’elle était bien gentille ou que mes camarades vraiment très nuls.

2 semaines passées en campus avec une centaine d’étudiants venus du monde entier à essayer de prendre des cours accélérés, à faire du sport, des visites… Une jolie partie de rigolade avec plein d’étudiants insouciants.

Host family

Puis vint le départ du campus, séparation avec tous ces jeunes qui allaient être envoyés aux quatre coins du pays. Une fois dans les bus, tout le monde fut transporté vers l’aéroport de New York, un arrêt… j’ai alors vaguement compris que cet arrêt était pour moi. Un couple tout souriant attendait à côté du bus; voilà, ma famille était venue me chercher. Comme ils habitaient à 2 h de route de là, ils étaient venus m’attendre. Grosse émotion dans le bus car j’étais la toute première à faire la connaissance de ma «host family» !

Campus de Long Island

Campus de Long Island

Je ne comprenais rien

2 h de voiture et une grosse déprime plus tard, je ne comprenais rien, mais alors rien du tout à ce que me disaient ces gentilles personnes … «Oh, là là, aidez-moi, faites que je comprenne enfin quelque chose rapidement!». Donc début de la langue des signes et de l’apprentissage avec le dictionnaire – le livre – (et oui, à cette époque un peu lointaine, les ordinateurs n’existaient pas… Le téléphone portable n’existait pas non plus et les smartphones, juste un rêve que personne n’aurait osé imaginer).

Ma maison à Orfield

Au milieu des champs de maïs

Mon nouveau lieu de vie était une zone résidentielle à Vogelsville, près d’Allentown dans l’état de Pennsylvanie. C’était un grand changement par rapport à ma ville de Lausanne où je pouvais tout faire avec les transports publics; ici je me retrouvais perdue au milieu des champs de maïs… Il faut avouer que l’on ne s’y habitue pas en 2 jours, mais c’est une expérience riche en émotions.

Carole Baumgartner devant La statue de la liberté

Carole Baumgartner devant La statue de la liberté

Petit à petit…

Après quelques jours, j’ai pu rencontrer mon «area rep», soit le responsable de région qui gère tous les étudiants du coin, avec tous les étudiants qui comme moi allaient passer une année dans la région. Nous étions une trentaine de jeunes venus de Suisse, Norvège, Finlande, Hollande, Japon etc… Durant 2 semaines de vacances, ma famille m’a présenté plein de monde, nous avons fait un tas de visites, on s’est retrouvé entre étudiants pour diverses excursions… Petit à petit, je m’habituais à ma nouvelle maison et à ma nouvelle vie. Une des étudiantes finlandaises est venue vivre avec moi et nous sommes devenues comme des sœurs.

High School

J’ai ensuite commencé la High School, une école américaine pour étudiants américains; ils prennent chaque année 2 à 3 étudiants étrangers pour suivre les cours avec eux. Je dois avouer que les premières semaines ont été passablement éprouvantes, car il faut se faire au système américain, comprendre le rythme de l’école, choisir ses cours et surtout… comprendre l’anglais ce qui pour moi n’était pas évident… J’ai navigué à vue durant quelques semaines jusqu’à prendre un rythme, m’acclimater et commencer ENFIN à comprendre quelque chose.

Le policier américain

Le policier américain

Enfin…

Plus les semaines passaient et plus mes progrès étaient réels… Vers Noël, je commençais même à penser en anglais, ma «grand-ma» disait déjà que je parlais trop vite… Enfin je parlais anglais. Avec ses lots d’erreur de grammaire et de prononciation, mais les gens me comprenaient enfin.

Mon rêve américain

Une année après, j’avais une nouvelle famille aux États-Unis, qui aujourd’hui 20 ans après, est toujours ma famille. Je suis retournée la voir il y a 10 ans et je reste en contact. J’espère pouvoir retourner les voir prochainement afin de leur présenter mon mari et mon bébé de 9 mois qu’ils n’ont vu qu’en photo. Ma «sœur» est venue plusieurs années de suite chez moi, je suis allée plusieurs fois chez elle dont une fois durant un mois entier. Aujourd’hui elle est mariée et vient d’avoir son deuxième enfant. Nous n’avons pas encore eu la chance de voir nos enfants respectifs, mais espérons que nous pourrons nous retrouver tous ensemble chez notre mum «Bev’» (Beverly) avec nos enfants et les siens (Bev a 3 enfants qui ont tous 2 enfants chacun). On ne sait pas si cette rencontre aura lieu un jour, mais c’est un rêve. Mon rêve américain.

Le rêve américain

Le rêve américain

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Auteur invité: Carole Baumgartner
Auteur invité: Carole BaumgartnerResponsable de succursale Travelhouse Morges

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Email: morges@travelhouse.ch






Qui suis-je?
«J'ai vécu une année aux USA lorsque j'avais 16 ans en High school, sur la côte est. J'ai beaucoup voyagé sac à dos en Asie (Thaïlande, Indonésie, inde, Népal, Birmanie).»

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